
La rose blanche, c’est le nom que s’est donné, en 1942, un groupe d’étudiants allemands pour signer leurs tracts de résistance au nazisme.
C’est aussi le titre de ce spectacle hilarant et terrible où la pire des horreurs humaines rencontre le meilleur et le plus intelligemment drôle de l’humanité.
Au fond d’une cave, dans un cabaret décrépi, trois musiciens et une chanteuse délicieusement déjantés mettent au point leur cabaret: des chansons de Brecht, des musiques de Weill, Hindemith, Dessau, ponctuées de textes de Karl Valentin.
Ils nous replongent dans le passé pour mieux nous mettre en garde contre les risques d’un présent trop insouciant. Car si l’accent du chef allemand situe bien l’action durant les années de guerre, c’est aujourd’hui que le musicien flamand qui voudrait noyer son poisson, nous fait rire à gorge déployée.
Pourtant, comme l’écrivait Bertolt Brecht, n’oublions jamais que "la bête n’est pas morte" ! Par l’humour et le chant, voici donc une saisissante manière d’apprendre à résister…
Car demain, avec ou sans canon, la barbarie risque encore de vouloir imposer sa raison !
pour public à partir de 9 ans



