


La question est chère à l’enfant, qui aime tant dire “Quand je serai grand...” Le Théâtre du Copeau saisit au vol cette horloge intérieure. Y a-t-il un temps pour aimer ? Un temps pour pleurer ? Un temps pour tout ? C’est l’avis du “Gardien de l’Horloge”, dont la vie est réglée comme du papier à musique. Un petit garçon, visiteur inattendu de sa solitude, va rompre son train-train. La pièce, signée Jean Debefve, s’avère d’une grande tendresse . On s’émeut alors face au texte de Jean Debefve, joué avec tendresse par Pierre Johnen et Alain Delval,.... L’enfant y gagne une belle allégorie, soutenue par la mise en scène de Jean-Michel d’Hoop.
Laurent Ancion
Le Soir
Voici Signor Baba, gardien de l’horloge depuis plusieurs générations. Il graisse les rouages, retire les poussières, cajole le coucou lorsqu’il est l’heure pour l’oiseau de sortir. Heure à laquelle le gardien ne cesse d’obéir, car il est un moment pour tout: pour les surprises, pour les larmes, pour manger... Une belle ordonnance que va venir chambouler Pépé, un petit garçon qui cherche sa maman. Signor Baba essaye d’abord de se débarasser de l’ importun. Mais l’enfant a plus d’un tour dans son sac ! Petit à petit, on s’apprivoise, on partage peines et joies, on apprend à se connaître, à se reconnaître... Une histoire classique, gentille, bien conçue et mise en valeur par le public auquel elle s’adresse. Elle touchera le coeur des 4-8 ans, à n’en pas douter.
Philippe Mathy
Le Ligueur n°34 - 14/09/2005